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Étienne Dubernet est un designer céramiste basé à Bordeaux. Formé initialement au design industriel, il développe aujourd’hui une pratique sculpturale de la céramique, à la frontière entre objet, architecture et matière

Après plusieurs années consacrées à la conception d’objets en série, il se tourne vers la céramique afin d’explorer des formes plus libres, sensibles et irréductibles à la standardisation industrielle. Diplômé de la Maison de la Céramique de Dieulefit en 2020, il développe depuis un langage formel où cohabitent géométries architecturales et tensions organiques.

Son travail convoque un imaginaire de l’arche, du seuil et du refuge, à travers des pièces aux lignes courbes et mouvantes, qui semblent parfois résister à leur propre construction. Chaque sculpture révèle une matière en transformation permanente, portant la mémoire du geste et la trace d’une terre cherchant à échapper à la forme imposée.

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Formé au design industriel, j’ai longtemps conçu des objets pensés pour la série. Aujourd’hui, ma pratique de la céramique s’inscrit en réaction à cette logique de standardisation. Je cherche une modernité qui ne soit pas synonyme d’obsolescence programmée, mais une modernité ancrée dans l’intemporel, dans le geste, dans le lien sensible entre l’humain et la matière.

Mon travail puise dans l’architecture ancienne, dont je réinterprète certains motifs pour les faire dialoguer avec notre époque. Le motif de l’arche, récurrent dans mes pièces, est un symbole universel : il évoque tour à tour l’abri, le seuil, la fenêtre. En le réinscrivant dans des formes à la fois épurées et organiques, j’opère une relecture contemporaine de cette esthétique historique. Cette architecture devient langage afin d’invoquer un champ visuel familier, une manière d’ancrer le passé dans le présent.

Cette tension entre formes maîtrisées et lignes libres crée un dialogue entre l’ordre humain et la spontanéité de la matière. La terre façonnée est une ressource vivante : elle garde la mémoire du geste, résiste parfois, se déforme, cherche à exister au-delà de l’objet fini. Mes créations sont en mouvement, comme le témoignage de la matière, contrainte pour nous servir et qui cherche sans cesse à reprendre ses droits.

inspirations

Son travail puise ses références autant dans l’architecture que dans les paysages naturels. Fasciné par les formes qui traversent les époques et les cultures, il s’intéresse aux constructions qui deviennent des symboles autant qu’aux phénomènes géologiques qui semblent défier le temps. La découverte de la Mosquée-Cathédrale de Cordoue ou de la Chaussée des Géants en Islande a profondément marqué son regard. De cette rencontre entre architecture et nature naît un vocabulaire de formes où dialoguent géométrie et mouvement. Proches du biomorphisme, ses sculptures simplifient les formes du vivant pour en révéler les équilibres, les tensions et les forces de transformation.
Son travail puise ses références autant dans l’architecture que dans les paysages naturels. Fasciné par les formes qui traversent les époques et les cultures, il s’intéresse aux constructions qui deviennent des symboles autant qu’aux phénomènes géologiques qui semblent défier le temps. La découverte de la Mosquée-Cathédrale de Cordoue ou de la Chaussée des Géants en Islande a profondément marqué son regard. De cette rencontre entre architecture et nature naît un vocabulaire de formes où dialoguent géométrie et mouvement. Proches du biomorphisme, ses sculptures simplifient les formes du vivant pour en révéler les équilibres, les tensions et les forces de transformation.